Contactez-nous : 02 32 76 65 65

Amortissement dégressif ou linéaire : comment choisir ?

En comptabilité, l’amortissement est une technique qui permet de constater la dépréciation de la valeur des immobilisations corporelles ou incorporelles de l’actif du fait du temps ou de l’usure. Pour amortir leurs investissements, de nombreuses entreprises hésitent toutefois à pratiquer un amortissement dégressif ou un amortissement linéaire. Voici quelques conseils pour vous aider à faire le bon choix.

L’amortissement linéaire, le plus classique

Également connu sous le nom d’« amortissement constant », l’amortissement linéaire consiste à répartir de manière égale les dépréciations comptables d’une immobilisation sur sa durée de vie réelle.

Le taux d’amortissement linéaire d’une immobilisation est relativement simple à déterminer puisqu’il suffit d’appliquer la formule : 

1 / durée de vie réelle de l’immobilisation

Ainsi, une immobilisation acquise à 30 000 € et ayant une durée de vie de 5 ans pourra être amortie au taux annuel de 20 %. Chaque année, l’immobilisation perdra donc 6000 € (30000 X 20 %) en valeur.

Il faut savoir que l’amortissement linéaire est le modèle de base et qu’il est donc obligatoire pour certains types de biens. C’est le cas lorsque les biens sont acquis d’occasion mais aussi lorsque leur durée de vie réelle est inférieure ou égale à 3 ans.

En parallèle, le choix de privilégier un amortissement linéaire à un amortissement dégressif permet de bénéficier d’une constance de la dévaluation et donc d’améliorer les résultats de l’entreprise au cours des premières années.

amortissement dégressif linéaire compta

L’amortissement dégressif, pour profiter d’un avantage fiscal

Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’amortissement dégressif n’a pas vraiment d’intérêt « économique » mais présente plutôt un intérêt fiscal dans le sens où il permet d’amortir plus rapidement un investissement.

En effet, un coefficient fiscal dégressif (1,25 entre 3 et 4 ans, 1,75 entre 5 et 6 ans et 2,25 pour les années suivantes) est pris en compte pour calculer le taux d’amortissement à appliquer à une valeur résiduelle (valeur de l’immobilisation – amortissement).

Par exemple, pour comptabiliser l’amortissement relatif à la 4e année pour une immobilisation :

Valeur résiduelle de la 3e année X ([1/durée de vie réelle de l’immobilisation] X 1, 25)

Techniquement, la méthode de calcul est un peu plus complexe mais elle présente l’avantage de pouvoir réduire les bénéfices imposables — l’amortissement est plus rapide — et donc de payer moins d’impôts.Le choix du mode d’amortissement retenu est donc un choix stratégique, d’autant plus que vous ne pourrez pas en changer pour de futures immobilisations.

Pour bénéficier de conseils personnalisés en comptabilité, n'hésitez pas à prendre contact avec un cabinet d'expert-comptable.

Partagez cet article :

Laisser un commentaire